Votre Animal

Dans cette section, vous trouverez des capsules d'informations écrites par le personnel de la clinique. Ces capsules se veulent des compléments d'information. Si vous avez des questions à la lecture de ces capsules, il fera plaisir à nos techniciens de vous éclairer d'avantage. 

Si l'information que vous cherchez ne se trouve pas sur cette page, nous vous invitons à consulter la section d'information de d'autres cliniques vétérinaires. Évitez de consulter des forums ou des groupes non vétérinaire pour trouver de l'information sur la santé de votre animal. Ces groupes partagent souvent des informations erronées qui peuvent mettre la vie de votre animal en danger. 

Enfin, rien ne vaut un bon coup de téléphone ! Nos techniciens à l'autre bout du fil sont disponibles pour répondre à vos questions et vous fournir de bons conseils ! 

 

Sur ce, 
bonne lecture!

L'équipe de la clinique vétérinaire Carrefour Santé

Comment se passe une journée de chirurgie pour mon animal ?

Après un examen sommaire d’environ 15 minutes par une technicienne en santé animale, votre compagnon est pris en charge pour sa préparation pré-chirurgicale. S’il y a lieu, une prise de sang pour une évaluation sanguine, et la mise en place d’un cathéter intraveineux pour l’administration de soluté sont amorcées.

Une injection intramusculaire est effectuée pour un premier effet relaxant, et le début du protocole analgésique. Par la suite, une injection intraveineuse d’un agent anesthésique courte durée, permet l’intubation trachéale de façon à pouvoir administrer l’oxygène et le volatil anesthésique nécessaire au maintien de l’anesthésie.

Un rasage de la région à opérer est fait, et une préparation aseptique de la région est débutée. Si une anesthésie par bloc nerveux est requise, il se fait à cette étape, avant toute génération d’influx de douleur. Une autre injection analgésique d’un dérivé de morphine est aussi faite à ce moment.
Votre animal est ensuite transféré en salle de chirurgie, où une table chauffante et un chauffe-soluté maintiendront sa température corporelle constante. Un drapé chirurgical est mis en place puis la chirurgie peut débuter.

Une fois le tout complété, une injection d’anti-inflammatoires est faite puis on peut cesser l’administration du volatil anesthésique, ce qui amène un réveil rapide et calme puisque la douleur est bien sous contrôle.
Une surveillance des signes vitaux par un oxymètre de pouls (mesure la saturation en oxygène et donne la fréquence cardiaque), de même que l’évaluation de la pression sanguine nous permet de détecter rapidement des anomalies, et d’intervenir avant qu’il n’y ait un problème tout au long de la chirurgie et dans la période de réveil.

Le réveil anesthésique se fait sous la supervision de techniciennes en santé animale, et notre patient reste sous leur œil vigilant jusqu’à leur réveil complet et jusqu’à un premier repas.

À quel âge faire stériliser mon animal ?

Les recommandations pour l’âge de la stérilisation varient selon le sexe et l’espèce.

Chez le chat mâle, nous pouvons procéder à la castration dans les environs de 3 à 3 mois et demi. À cet âge, les testicules sont généralement présents au niveau scrotal, la castration peut donc être pratiquée. Si vous avez fait le choix de faire dégriffer votre chaton, nous en profitons pour faire l’onysectomie (dégriffage) par la même occasion. Comme l’animal est petit, il aura moins de poids à porter sur ses pattes, et la douleur sera diminuée.

Chez la chatte, l’ovariectomie (stérilisation) est à prévoir dans les environs de 5 à 5 mois et demi. Il est préférable d’attendre un peu plus longtemps que pour le mâle, puisqu'il s'agit d'une intervention intra-abdominale, donc associée à une plus grande perte de chaleur ce que les plus petites patientes tolèrent moins bien. Par contre, nous voulons dans l’idéal, agir avant la première chaleur pour diminuer les risques d’avoir un cancer des glandes mammaires à l’âge adulte. Chez la femelle, il est préférable de faire l’onysectomie (dégriffage) séparément de l’ovariectomie, les deux chirurgies combinées représentant une plus grande convalescence, d'autant plus que l'âge idéal pour le dégriffage est aux alentours de 3 mois, afin d'avoir le moins de douleur post-opératoire (plaies plus petites, chaton moins lourd etc.).

Chez le chien, la castration peut être réalisée, comme chez le chat en assez jeune âge. Il est par contre recommandé d’attendre vers 5 à 5 mois et demi. Il n’y a pas vraiment de contre-indication à la castration en jeune âge, mais la période anesthésique peut être utilisée pour jumeler une autre procédure. Nous pouvons, en effet, en profiter pour faire un dépistage de la dysplasie de la hanche chez les grandes races, ou faire des extractions de dents de lait retenues, problème plus fréquent chez les petites races. Il est aussi souhaitable d'attendre que le programme de vaccination soit terminé, pour une meilleure protection lors de cette période de susceptibilité du système immunitaire.

Chez la chienne, qu’elle soit grande ou petite nous recommandons d’attendre vers 5 mois et demi pour l’ovariectomie. Comme chez le mâle, nous pouvons en profiter pour faire les radiographies, pour la dysplasie de la hanche (test qui ne peut être réalisé avant 4 mois d’âge), et les extractions des dents retenues au besoin (nous devons attendre que la dentition change, ce qui se produit entre 4 et 6 mois). Nous recommandons cet âge pour 2 autres raisons précises : nous visons une stérilisation avant la première chaleur, pour diminuer le plus possible le risque de cancer mammaire. Par contre, nous préférons ne pas la faire trop tôt, car la stérilisation précoce chez la chienne, serait un facteur augmentant les risques d’incontinence urinaire.

À quel âge faire dégriffer notre chaton, si c’est le choix que nous faisons ?

Nous recommandons de procéder au dégriffage (ablation de la dernière phalange de chaque doigt), vers l’âge de 3 mois ou aux alentours de 3 lbs si l’âge est inconnu. En effet, la convalescence est plus courte à cet âge, étant donné la petitesse des griffes qui résulte en de plus petites plaies, et le poids plus petit que l’animal doit mettre sur ses pattes après la chirurgie.

Quelle est la différence entre la nourriture vendue dans les grandes surfaces et la nourriture vendue par les cliniques ?

Il est vrai qu’en ce domaine, il peut être difficile de s’y retrouver… On entend beaucoup d’informations à la télévision, sur les panneaux publicitaires, dans les animaleries et les cliniques vétérinaires… Qui doit-on croire ? Qu’est-ce qui fait qu’une nourriture est de meilleure qualité et quel est l’impact sur mon animal ?

Les nourritures conçues par des vétérinaires ont nombre d’études et de recherches à leur appui, afin de vérifier chaque impact des aliments utilisés chez l’animal. Rien n’est laissé au hasard, du pH urinaire à la qualité du développement du cerveau, et de la santé des articulations à la qualité du pelage. Ces nourritures sont faites dans des usines où des vérifications sont faites très fréquemment, afin de s’assurer de la qualité des aliments, de la précision des formules utilisées (ce qui est écrit sur le sac est réellement ce qui est dedans !), de la haute propreté des lieux (contrôle sévère), etc.

Il faut prendre conscience qu’une nourriture de meilleure qualité sera beaucoup plus digestible. Le pourcentage des ingrédients peut être le même, mais si l’aliment est peu digestible, l’animal n’en retire aucun bénéfice. Par exemple, les plumes et les becs contiennent une teneur élevée en protéines, mais n’ont pas une grande valeur nutritionnelle… ce qui n’empêche pas certaines compagnies d’inscrire le haut pourcentage de protéines sur le sac de nourriture…

Parfois aussi certaines compagnies vont inscrire la source de protéines en premier, dans la liste des ingrédients pour donner l’impression qu’elle en contient beaucoup, mais cette dernière a été pesée avant d’être déshydratée, donc quand elle contenait 70% d’eau… il y a donc beaucoup moins de ce composé finalement. Ce ne sont que quelques exemples comme quoi, on doit être vigilant avec la lecture des étiquettes des sacs de nourriture. La qualité des ingrédients est beaucoup plus importante que la quantité.

Il y a certains éléments qu’il est possible d’observer directement chez notre animal, afin de juger de la qualité de sa nutrition. Après quelques semaines, ou même plus tôt, suite à l’introduction de la nouvelle diète (qui doit d’ailleurs être introduite graduellement sur une période d’environ 1 semaine), vous remarquerez que votre animal fait moins de selles, que celles-ci sont moins nauséabondes, qu’il est plus enjoué, plus éveillé, que son pelage est plus lustré, avec moins de pellicules. Nombre d’avantages moins évidents, mais tellement importants, sont aussi amenés par une diète de bonne qualité, tels qu'une bonne santé urinaire (pH approprié de l’urine, meilleure dilution de l’urine), ou une diminution des lipides et du cholestérol au niveau sanguin. Malheureusement, souvent les nourritures vendues en grandes surfaces contiennent plus de lipides, plus de sucres et de sels, ce qui les rendent artificiellement plus goûteuses pour votre animal, mais qui ne contribuent pas à les garder en bonne santé.

Dans les cliniques vétérinaires, outre les nourritures générales de maintien pour un animal n’ayant pas de conditions particulières, il existe plusieurs sortes de nourritures créées spécialement pour vos compagnons souffrant de problèmes particuliers. À vous d’en discuter avec le personnel de notre équipe, afin de savoir si votre animal bénéficierait d’une formule dentaire, d’une formule adaptée aux problèmes articulaires, d’une formule hypoallergénique ou d’une formule réduite en calories, par exemple.

Quels sont les soins à prévoir lorsqu’on fait l’acquisition d’un chiot ?

À venir...

Quels sont les soins à prévoir lorsqu’on fait l’acquisition d’un chaton ?

À venir...

Quels sont les aliments à éviter chez les animaux ?

Dans nos garde-manger ainsi que nos frigos, il y a plusieurs aliments à proscrire de l’alimentation de nos amis canins et félins.

Dans les plus connus, mentionnons le chocolat qui peut faire des problèmes gastro-intestinaux (diarrhées, vomissements), cardiaques, neurologiques (tremblements, convulsions…) et peut même mener à la mort.

Les oignons et l’ail, quant à eux, peuvent faire éclater les globules rouges, ce qui conduit à une anémie sévère qui peut être mortelle. Attention au fameux mythe qui dit qu’ils peuvent être utilisés comme vermifuge : il n’en est rien et vous exposeriez alors votre animal à un grand danger.

Les raisins (frais ou secs) peuvent être responsables, outre les signes digestifs, d’une insuffisance rénale sévère tandis que l’avocat est à éviter pour les risques de problèmes gastro-intestinaux, respiratoires, cardiaques parfois mortels.

Moins connue, l’intoxication au xylitol doit être prise en ligne de compte. En effet, ce composé fréquent des gommes à mâcher et autres produits sans sucre, peuvent amener un coma hypoglycémique puisque le pancréas des chiens le reconnaît comme un sucre puissant, et sécrète donc une quantité trop élevée d’insuline.

En cas de doute, communiquez avec notre équipe !

Pourquoi vacciner ?

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À quoi s’attendre concernant « les chaleurs » de mon animal ?

La jeune chatte atteint la maturité sexuelle, avec l’apparition du premier cycle oestral vers l’âge de 6 à 9 mois. Si la chatte est gardée sous une lumière artificielle (dans nos maisons), et qu’elle n’a pas été accouplée, elle peut avoir des chaleurs répétitives à l’année longue à intervalle de quelques jours à quelques semaines. Chez la chatte, il n’y a pas de saignement lors des chaleurs. En milieu naturel, le cycle oestral de la chatte d’extérieur est dépendant du nombre d’heures de lumière dans la journée (photopériode). Elles ont donc des chaleurs de janvier à septembre avec un pic au printemps. Une chatte en chaleur a des comportements assez évidents (se frotte, vocalise, se roule par terre, est plus colleuse…).

La maturité sexuelle chez la chienne dépend de la race de celle-ci. En général, elle est atteinte  entre 6 et 24 mois, les petites races ayant leur chaleur plus tôt, et les grandes races plus tardivement. L’intervalle entre les chaleurs est de 5 à 10 mois, avec une moyenne d’environ 6 mois (donc environ 2 chaleurs par année). Il y a présence de pertes sanguines dès le 1er stade des chaleurs (pro-oestrus), et ces pertes peuvent être présentes sur quelques jours seulement ou persister jusqu'à environ 3 semaines. La période fertile vient tout de suite après les saignements ou les chevauche. Il faut donc être vigilant pour éviter un accouplement indésirable du début des saignements, jusqu’à environ 14 jours après la fin des saignements. Il est à noter aussi que certaines chiennes, surtout de petites races, ont des saignements peu abondants qui peuvent passer inaperçus… Gardez l’œil ouvert !

Qu’en est-il de la « coupe de queues » et la « coupe d’oreilles » ?

Depuis 2010, l’ordre des médecins vétérinaires (OMVQ) a pris position sur les coupes de queues (caudectomie), et les tailles d’oreilles (essorillement) à but esthétique. L’ordre s’oppose à de telles pratiques, exception faite si elles sont prescrites pour des raisons médicales. Ce sont des procédures qui n’améliorent pas la santé des animaux, et qui comportent certains risques médicaux qui pourraient être évités, notamment l’anesthésie, les infections et surtout la douleur. Il est de notre devoir d’éviter les souffrances inutiles imposées aux animaux, et c’est pour cette raison que nous ne pratiquons pas ces chirurgies dans notre clinique.

Que faire si mon animal souffre de la diarrhée ?

Plusieurs causes médicales peuvent être responsables de diarrhées chez votre animal. S’il est alerte et que vous suspectez qu’il a simplement trop mangé ou mangé quelque chose d’un peu irritant (changement alimentaire brusque, gazon… la livre de beurre qui traînait sur le comptoir etc. !), vous pouvez tenter un repos gastro-intestinal.

Il s’agit de faire faire un jeûne de nourriture pour 12 heures. L’eau est permise en petites quantités à la fois. Par la suite, vous introduirez une nourriture facilement digestible de type « gastro », dans une portion correspondant au 1/3 de la ration habituelle.

Les nourritures « gastro », à se procurer en clinique vétérinaire, sont très facilement digestibles, contiennent des pré-biotiques, un pansement de muqueuses et des aides digestives, qui permettent de diminuer l’inflammation digestive le plus rapidement possible. En dehors des heures d’ouverture des cliniques, il est possible de se dépanner avec un mélange de bœuf haché cuit, sans aucune matière grasse ni épice et de riz (proportion d'une partie de bœuf pour 3 parties de riz).

Par la suite, la nourriture « gastro » est poursuivie à raison de 3-4 repas par jour, jusqu’à résolution complète de la diarrhée et pour 2 jours supplémentaires.

Une fois l’intestin bien guéri, il faudra mélanger graduellement la nourriture habituelle avec la diète « gastro » pour une transition en douceur.

S’il y avait apparition de sang frais (rouge) ou de sang digéré (noir) dans les selles, ou si votre animal présentait de la fièvre (plus de 39.5 C ou 103 F) ou est déshydraté, il est essentiel de consulter un vétérinaire puisque ces signes cliniques peuvent être associés à des maladies plus sérieuses, ou qui nécessitent des soins en clinique.

En cas de doute, communiquez avec notre équipe !

Que faire si mon animal vomit et a de la diarrhée ?

Les vomissements ne doivent pas être pris à la légère. Ils peuvent être le signe de plusieurs problèmes de santé nécessitant des soins en clinique.

Si votre animal souffre de vomissements mais qu’il est complètement lui-même, enjoué, alerte etc., vous pouvez tenter un repos gastro-intestinal.

Il s’agit de faire faire un jeûne de nourriture et d’eau pour 8-12 heures. L’eau est permise en petites quantités à la fois après ce délai. Si les vomissements ont cessé, vous introduirez ensuite une nourriture facilement digestible de type « gastro », dans une portion correspondant au 1/4 de la ration habituelle. Si les vomissements ne réapparaissent pas, un autre ¼ de ration peut être donné 3-4 heures plus tard.

Si les vomissements ne cessent pas ou réapparaissent, il est temps de consulter un vétérinaire, il ne s’agit probablement pas d’une simple inflammation.

Les nourritures « gastro », à se procurer en clinique vétérinaire, sont très facilement digestibles, contiennent des pré-biotiques, un pansement de muqueuses et des aides digestives qui permettent de diminuer l’inflammation digestive le plus rapidement possible. En dehors des heures d’ouverture des cliniques, il est possible de se dépanner avec un mélange de bœuf haché cuit, sans aucune matière grasse ni épice et de riz (proportion de 1 partie de bœuf pour 3 parties de riz).

Si tout va bien, la nourriture « gastro » est poursuivie à raison de 3-4 repas par jour, jusqu’à résolution complète de la diarrhée et pour 2 jours supplémentaires.

Une fois l’intestin bien guéri, il faudra mélanger graduellement la nourriture habituelle avec la diète « gastro » pour une transition en douceur.

Si les vomissements persistent, s’il y a apparition de sang frais (rouge) ou de sang digéré (noir), dans les selles ou si votre animal présente de la fièvre (plus de 39.5 C ou 103 F) ou est déshydraté, contactez-nous le plus rapidement possible pour une consultation vétérinaire, puisque ces signes cliniques peuvent être associés à des maladies plus sérieuses ou qui nécessitent des soins en clinique.

En cas de doute, communiquez avec notre équipe !

Informations utiles sur la reproduction et la mise bas.

La durée de la gestation chez la chienne est en moyenne de 63 jours (54-72) depuis le 1er jour de l’accouplement. Les chiennes ayant de grosses portées ont une durée de gestation plus courte, et celles dont la portée n’est que de 1 ou 2 chiots tend à être plus longue.

La radiographie est un excellent moyen de diagnostiquer une gestation. De plus, elle permet d’avoir une idée du nombre de chiots à venir, ce qui est très rassurant au moment de la mise bas ! Pour bien visualiser les chiots à la radiographie, leur squelette doit être suffisamment calcifié. On obtient une meilleure précision du nombre de chiots en fin de gestation, puisque les squelettes sont plus matures mais ils peuvent être généralement discernés à partir du 45e jour.

La chatte, quant à elle, a une durée de gestation moyenne de 65 jours. La variante est moins grande chez la chatte que chez la chienne, car l’ovulation chez la chatte est déclenchée par l’accouplement. La palpation abdominale est plus facile à réaliser chez la chatte, et permet souvent le diagnostic de gestation. Il est aussi possible de faire une radiographie, encore une fois, à partir d’au moins 45 jours de gestation.

Les problèmes à la mise bas (quand s’inquiéter ?) :

Il est plutôt rare (mais pas impossible) que les chattes aient des difficultés à mettre bas, d’où le fameux dicton : Accoucher comme une chatte ! Nous survolerons donc les principales conditions inquiétantes chez l’espèce canine. N’oubliez pas que ce sont des lignes directrices et qu’en cas de doute, il serait sage de communiquer avec nous.

Situations inquiétantes chez la chienne :

Gestation prolongée (plus de 72 jrs depuis le dernier accouplement).

  • Le travail n’a pas débuté dans les 2 heures suivant un écoulement vulvaire vert foncé. (Cet écoulement est normal et est créé par le décollement des placentas).
  • Contractions fortes depuis 30 min sans la naissance de chiots.
  • Contractions faibles et peu fréquentes depuis plus de 2 heures sans la naissance de chiots.
  • Plus de 4 heures entre la naissance de 2 chiots.
  • Chiot visible à la vulve mais non expulsé après 15 minutes.
  • Chienne en douleur, se plaint, se mordille la vulve.
  • Travail non amorcé plus de 24-36 heures, après une baisse de température rectale sous 37 Celsius. En effet, il est possible de prévoir le moment approximatif de la mise bas, en prenant quotidiennement la température rectale de la chienne. La température baisse en général d’un degré Celsius, 12-24 heures avant la mise bas.
  • Chienne ayant déjà eu des problèmes de mise bas, césarienne antérieure.
  • Chienne malade/faible.

En cas de doute, n'hésitez pas à nous contacter !

Qu'en est-il de la nourriture crue ?

Les risques associés à une alimentation crue ne doivent pas être pris à la légère. Ce type de diète comporte plus de risques que de bienfaits pour l’animal.

Tout d’abord, les diètes crues peuvent contenir des micro-organismes pathogènes pouvant mettre leur vie en danger. Comme nous le savons, la nourriture crue peut être contaminée par des bactéries (salmonellose, E. coli), ainsi que plusieurs parasites. Les animaux infectés peuvent développer des problèmes gastro-intestinaux plus ou moins graves, pouvant même être mortels. Certains animaux peuvent être porteurs asymptomatiques, ils n’ont donc aucun symptôme apparent, mais peuvent être à leur tour une source d’infections pour autrui.

Malheureusement, ces bactéries et parasites sont des zoonoses, ce qui signifie qu’ils sont transmissibles aux êtres humains. Les enfants, les personnes âgées et les personnes immunodéprimées demeurent les plus à risque de développer de telles zoonoses.

Ces derniers peuvent se contaminer en manipulant la nourriture crue directement. L’environnement dans lequel l’animal est nourri devient contaminé à son tour. Ne pensons qu’aux enfants qui jouent beaucoup sur le sol, et qui ont parfois une hygiène de base questionnable, avec leurs doigts constamment sur le sol, puis dans leur bouche…

De façon plus indirecte, il faut penser que, une fois contaminé par les agents infectieux se retrouvant dans la viande, l’animal sécrète, dans ses selles, des œufs qui contaminent son environnement. L’endroit où il fait ses selles est alors contaminé, mais il peut aussi transporter des œufs de parasites ou des bactéries dans la maison, car ceux-ci peuvent rester collés dans les poils souillés autour de son anus ainsi que sur ses pattes.

Ensuite, une diète composée exclusivement de nourriture crue, peut occasionner des problèmes de santé puisqu’il peut y avoir un surplus ou une déficience de plusieurs composants alimentaires tels que le calcium, le phosphore ou le sodium. Cela peut entraîner un mauvais développement des os, des douleurs articulaires et une croissance anormale chez les jeunes animaux.

Sans oublier que certaines nourritures crues contiennent généralement des os. L’ingestion de ceux-ci comporte également des risques, tels que des fractures dentaires, des obstructions ou perforations au niveau de l’œsophage, de l’estomac ou des intestins.

Bref, une alimentation crue comporte beaucoup de risques autant pour l’animal que pour l’humain. Vu le manque d’études prouvant les bienfaits d’une telle diète, son utilisation est définitivement déconseillée. Informez-vous auprès de notre équipe, afin de trouver une nourriture qui conviendra à votre animal.